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Les livres... un par un

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Myriam BEAUDOIN
Hadassa
Une jeune femme, professeure de français dans un
établissement pour écolières juives orthodoxes, découvre tout au long de
l’année scolaire un monde à part, enveloppé de mystère et d’interdits, mais
séduisant et rassurant. Au fil des
conversations chuchotées avec les jeunes élèves, dans un franglais parsemé de
yiddish, dans l’apprivoisement, dans la surprise et dans l’inconfort de la
différence, se détache alors le visage d’une enfant boudeuse, rêveuse, fragile
prénommée Hadassa. Le choc des cultures peut-il être un choc amoureux? Oui,
puisque se tisse en parallèle une histoire d’amour entre un jeune épicier
récemment immigré de Pologne et une Juive mariée, effrayée par la violence de
ses sentiments. Hadassa est le roman
du respect et de l’ouverture. Myriam Beaudoin confronte en douceur les valeurs
de l’Occident et celles d’une culture millénaire qui fait tout pour préserver
les siennes, y compris se refermer sur elle-même.
L'auteur
Myriam Beaudoin est née en 1976, à Sherbrooke. De père
diplomate, elle a grandi au Rwanda et au Mali avant de revenir entreprendre des
études universitaires à Ottawa. Depuis quelques années, elle enseigne le
français au secondaire. La critique a vu en son premier roman, Un petit bruit sec (2003), le début
d’une œuvre importante. Myriam Beaudoin confirme son talent de romancière avec Hadassa (2006) et 33, chemin de la Baleine (2009). Hadassa a mérité le prix France-Québec (2007), le prix des
Collégiens (2007) et le Frye Académie (2010). Pour suivre l’actualité de
l’auteure, visitez le www.myriambeaudoin.com
228 p. - 10,95$ ISBN : 978-2-89406-319-4
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Honoré BEAUGRAND
La chasse-galerie
Publié en 1900 sous le titre La chasse-galerie. Légendes canadiennes, avec des illustrations originales du peintre Henri Julien, le recueil d'Honoré Beaugrand comptait initialement cinq légendes et récits, tous parus
dans La Patrie en 1891 et 1892.Lors d'une réédition, en 1980, l'éditeur a ajouté une autre légende, « Le fantôme de l'avare », l'une des belles versions de la légende de l'avare qui est puni pour avoir refusé de secourir un voyageur en détresse. Les trois premiers récits s'inspirent de la tradition orale ; ils témoignent autant de la vivacité des
superstitions et croyances populaires dans la société canadienne-française
que de la richesse de l'imaginaire des conteurs. Les portraits, celui du « Père Louison » et celui de « Macloune », sont des anecdotes qui traduisent le drame du quotidien dans les villages du Québec, qui inspirera aussi d'autres conteurs réalistes, dont Albert Laberge.C'est probablement son adhésion à l'American Folk-Lore Society qui a poussé
Beaugrand à fixer par écrit quelques-unes des légendes solidement ancrées
dans la tradition et l'imaginaire du peuple québécois.
L'auteur
Honoré Beaugrand a connu une belle carrière. Né à Lanoraie en 1848, il fait ses études au Collège de Joliette, puis à l'École militaire de Montréal.Il se rend ensuite au Mexique où il combat dans
les troupes d'intervention pour défendre l'empereur Maximilien.Il voyage en
France et aux États-Unis, et il s'installe à Fall River (Massachusetts) ; il y fonde quelques journaux dont L'Écho du Canada (1873) et La République (1875) où paraît en
feuilleton son roman Jeanne la fileuse.Épisode de l'immigration franco-canadienne aux États-Unis (1878). À Montréal, il fonde La Patrie (1879), un quotidien libéral qui lui attire les foudres des conservateurs et des ultramontains. Franc-maçon convaincu, élu deux fois maire de Montréal, en 1885 et en 1886, il effectue plusieurs séjours à l'étranger, en raison de ses problèmes de santé.Il publie des récits et des
lettres de voyage, de même que des conférences.Il meurt à Montréal le 7
octobre 1906.
108 p. - 5,95 $ - 7,50 € ISBN 2-89406-060-2
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Marie Christine BERNARD
Monsieur Julot
Véronique Février, mi-trentaine, mariée et mère d’un garçon de quatre ans, est atteinte d’un second cancer en l’espace de quelques années. À l’hôpital de Chicoutimi où elle est traitée, Véronique retrouve une vieille connaissance qu’elle a croisée lors de son premier séjour : Marie-Louise, quasi centenaire, atteinte du même mal. Marie-Louise lui parle de son fils adoptif, Henri Julot, qu’elle n’a pas revu depuis une éternité. Sur un coup de tête, Véronique écrit à Henri pour le prier de venir visiter sa tante. Henri ne se présente pas, pas plus qu’il ne répond... mais son silence et son absence n’empêchent pas Véronique de lui récrire une, deux, dix, vingt lettres. À cet interlocuteur anonyme, elle relate tout des affres de sa maladie : l’hôpital, le moral en pagaille, le regard des autres, la vie de famille — bref , la chronique de sa traversée du cancer.
Un roman qui parle de la maladie et de la mort, sans misérabilisme, mais aussi et surtout de la vie, avec l’humour du désespoir et une inventivité langagière délicieuse.
L'auteur
Gaspésienne de naissance, Saguenéenne par choix, Marie
Christine Bernard est professeur au département de français du Collège d’Alma.
Ses œuvres, tant pour les adultes que pour les enfants, ont été saluées par
plusieurs prix et distinctions. Elle a été finaliste au Prix Anne-Hébert et au
Grand Prix de la Relève Archambault et a reçu le Prix Découverte Abitibi-Bowater 2005 pour Monsieur
Julot. Son roman jeunesse Les
mésaventures de Grosspafine•La confiture de rêves
a remporté le Prix Jovette-Bernier 2007, et le Prix
France-Québec 2009 lui a été décerné pour Mademoiselle
Personne.
192 p. - 10,95$ ISBN : 978-2-89406-313-2
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Arsène BESSETTE
Le débutant
Comme le titre le laisse entrevoir, Le débutant est un roman d’apprentissage. Il raconte celui de Paul Mirot, alter ego de l’auteur, qui, au début du XXe siècle, quitte sa région natale pour s’installer à Montréal et y pratiquer le journalisme. En même temps qu’il fait ses premières armes dans la profession et qu’il découvre les mœurs répugnantes de la politique, le jeune homme apprend l’amour. Il souffre, il s’amuse, il mûrit, il s’élève dans la belle société montréalaise, il écrit un roman, aussitôt condamné par l’Église comme l’ouvrage d’un franc-maçon, il voit mourir la femme qu’il aime. Enfin, il prend le train pour New York où l’attend l’avenir radieux des grandes métropoles, seules capables, comme chacun sait, de permettre le libre épanouissement de l’intelligence… Publié en 1914, alors que l’Europe allait faire résonner les premiers coups de canon de la Première Guerre mondiale, Le débutant fut réédité en 1976 aux Éditions Hurtubise HMH, dans la collection « Les Cahiers du Québec », aux côtés d’autres classiques québécois. C’est cette édition qui est reprise ici, avec une préface de Madeleine Ducrocq-Poirier, professeur à la Sorbonne et spécialiste réputée de la littérature canadienne-française. Sont également reproduits les dessins de Théophile Busnel, qui accompagnaient l’édition originale.
L'auteur
Arsène Bessette est né en 1873 à Saint-Hilaire-de-Rouville. Il travaille surtout comme journaliste, d’abord à La Patrie, puis au Canada français dont il sera longtemps le rédacteur en chef. Il signera aussi des articles dans La Presse avant de se retrouver, en 1920, inspecteur de la Compagnie des Tramways de Montréal. Lannée suivante, il meurt prématurément à lâge de quarante-huit ans. Le débutant, son premier et seul roman, devait se révéler plein de promesses. Sur un canevas convenu, mais jouant constamment de lironie, Bessette brosse, dans une langue vigoureuse, un plaisant tableau de murs doublé dune critique sociale féroce. Injustement décrié à lépoque au nom dun certain conformisme bien-pensant, ce livre méritait tellement mieux que les quelques centaines de lecteurs quil a pu à rejoindre au début du siècle. Dans lhistoire du roman canadien-français, Bessette apporte un courant dair frais, en rompant définitivement avec le roman de la terre et en annonçant ce que lhistoire littéraire appellera le roman urbain. Lesprit piquant de son auteur, qui multiplie à dessein les scènes croquées sur le vif dans différents milieux sociaux, sa liberté de ton et sa franchise, sans compter lélégance de sa plume, ont suffi à singulariser cette uvre et invitent chaque nouvelle génération de lecteurs à la redécouvrir.
312 p. - 10,95 $ - 11,00 € ISBN 2-89406-206-0
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Marie-Claire BLAIS
L'exilé suivi de Les voyageurs sacrés
Les nouvelles réunies sous le titre de L’exilé ont été publiées dans des revues littéraires entre 1967 et 1989. Elles offrent un voyage en neuf étapes dans l’entrelacs des grands thèmes de Marie-Claire Blais: douleur de vivre, fragilité, vulnérabilité de l’âme et recherche de la pureté, compassion… Les voyageurs sacrés, publié d’abord en 1962, est le récit d’un amour que la passion incendie et que seule la mort pourra transfigurer.
L'auteur
Née à Québec en 1939, Marie-Claire Blais est l’un des écrivains les plus marquants de sa génération. En 1959, elle publie La belle bête et inaugure avec force une trajectoire littéraire riche d’une vingtaine de romans parmi lesquels la trilogie entamée en 1968 avec les Manuscrits de Pauline Archange et celle qui s’achève en 2005 avec Augustino et le choeur de la destruction. Marie-Claire Blais, qui est aussi poète, auteur de théâtre et d’essais, a également collaboré au scénario de Tu as crié let me go!, réalisé par Anne-Claire Poirier en 1997. Cette oeuvre vaste, pénétrante et sensible a valu à son auteur de très nombreux prix et distinctions, dont le Prix Médicis 1965 pour Une saison dans la vie d’Emmanuel, à trois reprises le Prix du Gouverneur général et le Prix Athanase-David en 1982.
176 p. - 9,95 $ - 10,00 € ISBN 978-2-89406-081-5
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