Catalogue

Genre : Nouvelle

Édition originale : Beauchemin, 1963

Prix : 11.95 $

Pages : 184

ISBN : 978-2-89406-449-8

Le lendemain n'est pas sans amour

Andrée Maillet  - Nouvelle -

Pionnière de la modernité littéraire québécoise, Andrée Maillet poursuit dans le recueil de nouvelles Le lendemain n’est pas sans amour une recherche formelle initiée par la parution de son premier roman Profil de l’orignal en 1952, encensé pour son style fantaisiste près de l’écriture automatique. Féministe de l’avant-garde et libre penseuse, elle met en scène des femmes assumées, parfois subversives, qui tentent de faire leur place dans une société en pleine mutation. Les rapports de classes, les mécanismes du sentiment amoureux, le changement de mentalité des femmes par rapport à leur condition familiale sont autant de thèmes abordés dans ce recueil surprenant par son oscillation entre le réalisme et le fantastique le plus étrange.

 

Considéré comme l’un des premiers contes fantastiques écrits par une femme au Québec, le texte liminaire « Les Doigts extravagants » révèle dès l’ouverture toute l’intelligence et la perspicacité de la plume de Maillet. En plein centre de New York, une jeune femme reçoit d’un inconnu un manteau dans lequel se trouvent les cinq doigts coupés d’un homme. Ce sont des doigts diaboliques qui lui proposent un pacte : écrire des textes qu’elle ne désire pas, mais qui la rendront riche et célèbre. Lorsqu’elle songe parfois à s’en débarrasser, elle sent les doigts encerclés sa gorge… S’agirait-il ici de la symbolisation du rapport d’étrangeté entre l’artiste et son œuvre ou encore un sentiment de claustration dans un monde littéraire dominé par les hommes ?


À propos de l'auteur

Andrée Maillet

Andrée Maillet (1921-1995) a occupé une place particulière dans les lettres québécoises. Fille d’un patron de presse (Le Petit Journal et (...)

En savoir plus sur l'auteur >

Échos de presse

« Écrivaine polygraphe, Andrée Maillet donne un bel exemple de la richesse de sa palette dans Le lendemain n’est pas sans amour. »

- Michel Lord