Premier roman de Nicholas Dawson, Animitas raconte l’histoire d’un enfant et de sa famille qui fuient leur pays natal, le Chili, pour atterrir dans le quartier Hochelaga à Montréal. La douleur de l’exil et ses ramifications s'insèrent dans la vie de chacun·e, en particulier chez la mère qui retournera dans un élan de détresse vers ses origines et bousculera le destin familial. Plusieurs années plus tard, le narrateur se rendra à son tour dans les paysages de Valparaíso pour y accomplir une forme de pèlerinage afin de faire la paix avec sa mère et avec lui-même.
Paru quelques années avant Là où je me terre de Caroline Dawson (la sœur de l’auteur), Animitas construit dans la fiction un autre pan de leur histoire partagée. Le livre porte bien son nom. Le roman devient cet autel qui honore les mort·es et poursuit avec acuité la réflexion sur les répercussions humaines et symboliques de l’exil.
On en parle
Animitas, c’est le nom chilien que l’on donne aux autels qui honorent les morts. Le roman Animitas, c’est l’autel dressé par un homme pour honorer sa mère décédée, nous offrant du même souffle un portrait sensible des difficultés de l’exil.
— Josée Boileau, Le Journal de Montréal
Une écriture à la fois lyrique et clinique où chaque mouvement se partage entre sensibilité d’âme et grande quotidienneté.
— Benoit Migneault, Fugues
Récit très prenant de l’adaptation au Québec d’une famille chilienne, ce premier roman de Dawson est aussi personnel que magistral.
— Pierre-Alexandre Buisson, Ton Barbier