Plus de soixante ans après sa parution dans la revue Liberté, ce texte iconique d’Hubert Aquin continue de faire couler de l’encre à propos de l’enjeu toujours irrésolu de l’affirmation nationale.
« L’argumentation d’Aquin repose, somme toute, sur un constat draconien : le fait colonial a engourdi, puis en quelque sorte englouti la société canadienne-française, en faisant de la culture commune un simple élément de divertissement sans véritable portée ni conséquence globale », écrit Jean-François Nadeau dans son éclairante préface.
À la fin de son analyse sur la portée de ce texte aujourd’hui, le préfacier requestionne ce constat de 1962 : « L’écrivain avait perçu […] avec lucidité que sans une volonté de transformation réelle, une société peut reconduire, sous des habits neufs, les formes mêmes de sa paralysie historique. À moins d’un sursaut qui conduise à une rupture assumée avec une condition antérieure, ²la fatigue² demeure »
Plus de soixante ans après sa parution dans la revue Liberté, ce texte iconique d’Hubert Aquin continue de faire couler de l’encre à propos de l’enjeu toujours irrésolu de l’affirmation nationale.
« L’argumentation d’Aquin repose, somme toute, sur un constat draconien : le fait colonial a engourdi, puis en quelque sorte englouti la société canadienne-française, en faisant de la culture commune un simple élément de divertissement sans véritable portée ni conséquence globale », écrit Jean-François Nadeau dans son éclairante préface.
À la fin de son analyse sur la portée de ce texte aujourd’hui, le préfacier requestionne ce constat de 1962 : « L’écrivain avait perçu […] avec lucidité que sans une volonté de transformation réelle, une société peut reconduire, sous des habits neufs, les formes mêmes de sa paralysie historique. À moins d’un sursaut qui conduise à une rupture assumée avec une condition antérieure, ²la fatigue² demeure »
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