Dans un avenir proche, une entrepreneure québécoise réussit à mettre en marché des petits robots capables d’apprendre et d’évoluer en fonction des outils d’apprentissage que leur fournissent leurs propriétaires. Ces objets deviennent rapidement populaires et, un peu à la manière d’un enfant biologique ou d’un animal de compagnie, ils développent des compétences et deviennent de plus en plus « humains ». Devant ce succès, des groupes contestataires se forment, accusant la compagnie qui les produit de provoquer ou d’encourager l’abus de ces «êtres» sans défense. Les jouets sont détruits, leurs propriétaires traqués et harcelés.
Loin de la clameur du monde, Sim, un modèle 5033, est l’un de ces compagnons, adopté par un fermier doté de patience et d’un sens inné de la pédagogie. Entouré de Choco le chien et de Filsdejean-Poule478, Sim s’éveille et devient peu à peu un petit garçon, tel un Pinocchio du futur.
Dans ce roman qui prend des airs de fable, la technologie rencontre la nature humaine dans tous ses travers et offre une réflexion inédite, à la fois drôle et sombre, sur les enjeux liés aux dérives de l'intelligence artificielle.
On en parle
Avec ce roman conçu en boucles captivantes, au rythme paisible ou frénétique selon celui ou celle qui raconte, J.D. Kurtness nous offre un regard rare et précieux sur ce qui pourrait advenir aujourd'hui ou bientôt dans nos rapports les plus personnels à la machine animée.
— Hugues Robert, Le Monde
Ce livre est une classe de maitre dans l'art de la narration économe. Grâce à une chronologie déconstruite et à une succession de personnages qui entrent et sortent du récit d'une manière rappelant les aléas de l'existence, l'autrice parvient à nous livrer un roman dont l'intrigue s'étale sur des décennies... en seulement cent dix-sept pages !
— Geneviève Blouin, Lettres québécoises
L'autrice utilise la dystopie comme un miroir grossissant qui dévoile, dans une ironie enrobée de tendresse, nos propres rapports contradictoires au monde, dans lesquels les nuances de gris et les entre-deux peinent à trouver leur place.
— Nemo A Butler, Solaris
Avec La vallée de l’étrange, un petit livre de 120 pages aux grandes qualités, l’autrice sonde l’infinie complexité des agissements humains.
— Isabelle Beaulieu, Les Libraires
[...] c’est l’humour de l’écrivaine qui cette fois-ci produit le plus son effet. La lorgnette de la dystopie n’est jamais chez elle qu’une lunette grossissante, lui permettant d’exacerber ce que la bibitte humaine a de plus troublant, de beau ou de loufoque, des comportements qu’elle passe au tamis d’une ironie à la fois implacable et attendrie.
— Dominic Tardif, La Presse