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Mouron des champs dit l’histoire de vies dures et empêtrées, de destinées de filles de fermiers, de pauvresses du bout du rang, de mères travailleuses infatigables aux désirs corsetés. Revitalisant brillamment le vocabulaire des parlers populaires, Marie-Hélène Voyer fouille les lieux de vie familiaux où se resserrent l’emprise de la domesticité et la violence de la contention. Cette poésie profonde et tassée comme un pain de mie porte la voix des mortes et met en lumière les encagements du passé. 

En deuxième partie, l’essai Ce peu qui nous fonde est l’occasion pour la poète de revenir sur la disparition de sa mère, cette femme de cendre qui s’effondre, sur les ombres qui planent depuis l’enfance et sur l’affranchissement que permet l’écriture.  

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On en parle

Mouron des champs est une plante sauvage qu’il faudra cueillir pour se rappeler que l’écriture et la lecture peuvent souvent être un refuge.
— Dominique Lemieux, Les libraires

Le quatrième livre et deuxième recueil de poésie de Marie-Hélène Voyer, Mouron des champs, représente un travail magistral [...] Par la force du langage et un va-et-vient entre le personnel et l’universel féminin, la poésie de Marie-Hélène Voyer frappe juste et fort, dépassant l’anecdote ou le pathos. Ça geint, ça grouille et ça gigote dans ce livre avec « une écharde enfoncée dans le palais » pour percer tous les secrets, les « corps creusés d’ombre » et les « larmes nécessaires pour faire un gâteau des anges ». 
— Mario Cloutier, La Presse

[...] J’accueillerai tous les récits que Marie-Hélène Voyer voudra bien écrire, car je les trouve si beaux, si essentiels. Bonne nouvelle : c’est le sillon qu’elle va continuer de creuser, à défaut d’avoir repris le flambeau d’agricultrice, ce qui me fait croire que les écrivains ont la tâche d’être des semeurs.
— Chantal Guy, La Presse

Quatre ans après Expo habitat, voici enfin le grand retour à la poésie de celle à qui nous devons aussi l’excellent essai L’habitude des ruines, paru l’automne dernier. Tenancière d’une parole à la fois contrite et libérée qui nomme, dénonce et pourfend les plus immémoriales des aliénations domestiques, Voyer ratisse très large tout en creusant profondément les impitoyables sillons d’un malaise générationnel aux proportions ontologiques. Une poésie férocement réaliste qui donne l’impression de fixer l’interdit soleil noir des éclipses. 
— Philippe Fortin, Les libraires

Sensible et vulnérable, ce texte salvateur d’une grande beauté ravive la mémoire, déterre les fantômes. Une lecture qui nous touche, nous console et nous offre un refuge.
— Les libraires

Lauréate
Prix des libraires du Québec (Poésie) 2023
Finaliste
Prix Alain Grandbois 2023
Lauréate
Prix du CALQ – Artiste de l'année du Bas-Saint-Laurent 2023